Lutte contre le frelon asiatique

Chaque année, un nid de frelon asiatique tue plus de 150 000 insectes d’environ 300 espèces différentes. Un seul nid de frelons asiatiques actif en 2018 est en théorie à la base d’une
dissémination de 30 nouveaux nids en 2019, 900 en 2020 et 27 000 en 2021, etc…

Or en 2018 seuls 22 000 nids ont été détruits en Bretagne. Le frelon asiatique est donc une catastrophe écologique silencieuse, car sans insectes il y a moins d’oiseaux, sans insectes pollinisateurs, dont les abeilles, il y a moins de fruits.

En outre, chaque année les frelons asiatiques s’attaquent aux hommes, parfois de façon mortelle. Un nid de frelons asiatique à basse altitude représente un réel et grave danger pour les enfants.

Piéger les reines : En hiver les reines hibernent, mais dès le mois de mars et jusqu’à fin avril elles sortent pour construire leur premier nid. Elles recherchent elles-mêmes de la nourriture et c’est le moment crucial pour aider la biodiversité.

Jusqu’à début mai, l’homme doit disposer des pièges, dans le garde-manger des reines notamment les camélias en fleur et les arbres proches d’anciens nids. Ces pièges seront à retirer début mai dès que les autres insectes tels que les frelons européens, guêpes, bourdons et mouches butineuses (syrphes) commencent à être capturés en nombre. L’opération est à renouveler l’automne.

Détruire un nid de frelon asiatique

Nid Primaire

Les statistiques le démontrent, le frelon asiatique (appelé aussi frelon à pattes jaunes) est un insecte qui se développe à 80 % dans des zones urbaines et péri-urbaines. C’est pourquoi sa proximité et son agressivité représentent un réel danger pour l’homme.

(nid primaire trouvé sur un jeu d’enfant à Trébeurden)

Au printemps, dès les premières douceurs de mi-février (température >13°), la reine frelone sort de son hibernation et construit un nid primaire à moins de 3 mètres de hauteur, dans un endroit abrité : une cabane de jardin, sous une gouttière, un garage, derrière un volet, sous un toit, un nichoir à oiseaux, une cabane pour enfants… Pendant cette période et jusqu’à début mai, elle est seule à assumer la survie de la colonie jusqu’à la naissance des premières ouvrières, 45 jours après la ponte.

Si vous voyez un frelon asiatique entre le 15 février et le 1er mai, c’est donc cette femelle fondatrice qui est en train de bâtir son nid primaire !  Élément important, la reine doit se trouver dans le nid primaire lorsqu’il est détruit. Sinon elle en reconstruira immédiatement un autre. Une reine s’absente du nid pour aller chercher de la nourriture dans les arbres en fleurs voisins, tels des camélias, mais elle y revient toutes les 30 minutes pour nourrir ses larves.

Ce nid primaire est petit au départ, de la taille d’une balle de ping-pong, avant de grandir jusqu’à la taille d’un ballon de football.  Il est dangereux, car accessible et un enfant peut facilement et accidentellement le déranger. Le venin du frelon asiatique est cardio-toxique et neuro-toxique. En cas d’allergie, la piqûre peut s’avérer mortelle:  « œdème de Quincke » ou « choc anaphylactique  » pour les personnes allergiques au venin d’hyménoptères. Il est important de le faire détruire grâce à la procédure communale décrite en conclusion

Si vous ne trouvez pas le nid  primaire, il est cependant important d’éliminer la reine frelone à l’aide de pièges disposés dans votre jardin à proximité des arbres en fleur, dont les camélias. Vous pouvez également utiliser un filet à papillons, une raquette électrique, une paire de ciseaux, un abat guêpe, une pince barbecue, une pince à thé, un aspirateur ou un jet d’eau savonneuse, tous les moyens sont bons pour la capturer au printemps. Ainsi vous empêcherez qu’une colonie de plusieurs milliers d’individus s’installe à proximité de votre maison.

Le piégeage des frelons asiatiques et la destruction des nids sont deux techniques très différentes, mais totalement complémentaires pour atténuer la pression de ce prédateur envers la biodiversité.

Nid Secondaire

En été la colonie abandonne ce nid primaire et crée un nid secondaire qui peut atteindre 1 mètre de hauteur et 80 centimètres de largeur.

(nid secondaire dans un arbre à Trébeurden)

Il sera situé au sommet d’un arbre ou bien en basse altitude, dans une haie, un regard d’eaux pluviales, un coffret EDF, un abri de jardin, des broussailles … Ce qui représente un réel danger pour ceux qui ne remarquent pas sa présence. Un jardinier qui taille une haie ou un enfant qui joue peut facilement le déranger. Or, cette colonie sera chaque jour plus dangereuse à l’approche du nid, rappelez-vous que le frelon asiatique est très agressif, bien plus que son cousin européen, il attaque dès que l’on s’approche à moins de 5 mètres de son nid.

Dès cet instant la reine ne sort plus du nid secondaire, sa population montera jusqu’à 2000 frelons et de nouvelles reines y seront élevées. Elles seront en moyenne 300 au cours de l’été, chacune capable de construire dans la même zone une nouvelle colonie au printemps de l’année suivante. Heureusement, seuls environ 10% y parviendront.
Le nid  se nourrira principalement d’insectes,  une colonie en consomme environ 150 000 par an de 300 espèces différentes, dont les abeilles domestiques. Mais également de déchets qu’il trouvera dans nos composts, de fruits laissés à terre au pied d’arbres fruitiers, voire directement dans les étalages des marchés, etc.

Malheureusement, l’abeille domestique fait partie de ses mets prisés. En vol stationnaire devant l’entrée de la ruche, le frelon asiatique attend le retour d’une butineuse peu agile, car chargée de nectar et de pollen. Il l’attrape en vol, puis la démembre pour l’emporter vers son nid et nourrir ses larves.

L’impact négatif sur la pollinisation et la biodiversité du frelon asiatique est donc phénoménal.

Ce nid secondaire ne sera jamais colonisé l’année suivante, mais abandonné il s’autodétruira durant l’hiver : chaque colonie de frelons construit son propre nid.

Le piégeage des frelons asiatiques et la destruction des nids sont deux techniques très différentes, mais totalement complémentaires pour atténuer la pression de ce prédateur envers la biodiversité.

Frelon Mâle ou Femelle ?

Mâle ou Femelle ? Il est important de savoir si l’on a capturé une reine dans un piège.

La réponse se décline en différences faciles à retenir !

  • Le mâle est plus petit que la femelle
  • Le spécimen, a-t-il deux petits ronds jaunes en bout d’abdomen, côté ventral ?
    Si oui, c’est un mâle ! Voir la photo ci-dessous !
  • Les antennes ont-elles une allure arrondie ou bien rectiligne ?
    Arrondie pour les mâles, plutôt rectiligne pour les femelles !
  • Les antennes sont-elles constituées de 10 anneaux ou bien de 11 anneaux ?
    10 anneaux, c’est une femelle, 11 c’est un mâle !
  • A-t-il un dard ou n’en a-t-il pas ?
    La femelle en a un, le mâle n’en a pas. Si vous êtes piqué, c’est une femelle !

Dispositif à Trébeurden

Aussitôt après avoir constaté la présence d’un nid primaire, ne vous en approchez pas, mais appelez la mairie qui dépêchera Maël Spinec chez vous.

Maël Spinec est chargé de faire les premières identifications et de faire le suivi de la destruction, il contactera la société spécialisée qui sera en charge de la destruction.

Une fois le nid détruit, le travail de cette entreprise sera directement payé par la Mairie, qui vous refacturera en fin d’année ce service diminué de subvention de la municipalité. Cette procédure permet suivre statistiquement l’état de prolifération de l’insecte.

Toutefois, si c’est au cours de l’été que vous identifiez un nid secondaire dans un arbre de votre jardin, la procédure est identique, mais la subvention de la communauté est plus élevée, car l’ensemble de l’opération est plus coûteuse.

Enfin si vous identifiez un nid primaire ou secondaire sur la voie publique, l’intégralité de la destruction est prise en charge par la municipalité.